Vendredi 10 Octobre 2025

macOS : je t’aime moi non plus !

Commençons par ce qui est positif 😊

99991233.pngJ’ai utilisé macOS durant de nombreuses années. À ma décharge, c’était pour cause d’activités musicales très poussées ; voir là, et là (en bas de page : 2015 - Créations perso). On va pas se mentir le logiciel Logic Pro et ses plug-ins sont juste incroyables pour ce qui est de créer, enregistrer, éditer, mixer et produire de la musique. Tout y est intuitif et personnalisable, ce qui est essentiel dans ce cas de figure. En effet : dès que tu as une idée, il faut pouvoir la capturer et la travailler avant qu’elle ne disparaisse ;-) Il faut pouvoir brancher sa guitare ou son synthé et être en capacité d’enregistrer immédiatement !

D’autre-part, les matériels Apple (jusqu’en 2015 environ) étaient très fiables ; après la firme à la pomme a commit des erreurs industrielles telles que la touch bar ou le clavier papillon.
Trois écueils font que je supporte pas ce système d’exploitation ; et la principale raison est qu’au prix ou on paie ces machines, on est en droit d’attendre quelque-chose d’irréprochable ! Tant au niveau logiciel que matériel, c’est la moindre des choses.

D’abord, depuis toujours Apple aura changé le processeur de ses machines au cours de son histoire, rendant les logiciels achetés incompatible d’un ordi à un autre. L’historique commence par le Motorola 68K puis l’IBM PowerPC ensuite Intel et l’Apple M.

Ensuite Apple utilise des ports (prises) propriétaires pour brancher les périphériques (FireWire, Apple Display Connector (ADC), Lightning…), alors que toute l’industrie utilise des ports standard. Ce qui oblige l’utilisateur à acheter pléthore d’adaptateurs en tous genres. Bonjour les économies et l’écologie lorsqu’on change de machine…

Pour être franc, avouons qu’Apple n’a jamais su bien gérer les ports usb. La preuve en images :
mac_finder_usb_1.webp
Il faut un temps incommensurable pour copier des fichiers depuis le SSD interne sur une clé usb ; alors que la même opération sur linux prend seulement quelques secondes. J’en ai eu la preuve lors de ma migration d’OSX vers linux, ou j’ai eu l’occasion de comparer la même opération sur les deux systèmes d’exploitation.
Et enfin :

mac_finder_usb_2.webp

Comment en 2025, peut-on encore avoir ces messages inutiles ?!!

finderangry.jpg

macOS : pas mécontent de t’avoir quitté, RIP !

Mercredi 8 Octobre 2025

Pourquoi je n’utilise pas macOS et Windows

Pour ce qui est de Windows, tout a commencé au cours des années 85-90, voir ici. Microsoft a tout fait pour que les ordinateurs neufs soient vendus avec Windows. À l’heure où j’écris ces lignes, plus de trente ans après, il est toujours extrêmement difficile de se procurer un PC neuf avec un Linux installé !

Le temps que les procès aboutissent, la firme de Redmond continua ses pratiques détestables, trankilou bilou, avec Office et Internet Explorer. Voir là.

Enfin, lorsqu’on parle de Windows, il est impossible d’omettre l’existence d’innombrables virus et autres malwares. Pourtant ça partait d’une bonne idée au départ ; et je le dis sans ironie. Le postulat de base voulait qu’internet puisse agir sur le poste qui consultait le web. Soit au travers d’une page soit d’une pièce jointe à un mail. C’était pourtant une bonne idée : on clique sur un lien et c’est word qui s’ouvre. La boîte de Pandore était ouverte. Linux et macOS, dès le départ, ont préférés bien séparé les deux univers : l’internet public ne peut accéder au contenu du PC privé. De plus, ces deux systèmes demeurent bien plus sécurisés puisqu’il faut le mot de passe administrateur pour accéder aux ressources de la machine.

En ce qui concerne Apple, c’est un peu plus compliqué et subtil. La marque à la pomme, joue sur plusieurs tableaux pour gagner de l’argent et pérenniser ses marchés. Étant constructeur de matériels, elle appuie déjà sur ce levier, ensuite elle édite ses propres logiciels ce qui lui fait un second axe pression ; et enfin, elle joue sur le sentiment de frustrations de ses utilisateurs.

Tout démarre en 1979 lorsque Apple visita le laboratoire de recherche de Xerox. Les ingénieurs de Palo Alto copièrent sans vergogne les concepts inventés par Xerox : les icônes, les fenêtres… Apple refit le coup vingt ans plus tard. Pour construire Next, l’ancêtre de macOS X (OSX), les ingénieurs de la firme à la pomme s’inspirèrent plus que fortement de freeBSD ! Et ce, sans contribuer le moins du monde à la communauté du logiciel libre !

D’autre-part et depuis toujours Apple aura changé le processeur de ses machines au cours de son histoire, rendant les logiciels achetés incompatible d’un ordi à un autre. L’historique commence par le Motorola 68K, l’IBM PowerPC, Intel puis l’Apple M.

Ensuite Apple utilise des ports (prises) propriétaires pour brancher les périphériques (FireWire, Apple Display Connector (ADC), Lightning…), alors que toute l’industrie utilise des ports standard. Ce qui oblige l’utilisateur à acheter pléthore d’adaptateurs en tous genres.

Quant aux services Cloud, les deux sont presque sur le même pied d’égalité : ils poussent leurs utilisateurs à utiliser OneDrive pour l’un et iCloud pour l’autre. Pire : Microsoft impose l’utilisation d’un compte mail pour installer Windows 11 !

Mais le pire dans tout cela réside dans le coût d’utilisation : entre le système d’exploitation, la machine (forcément puissante), les logiciels et les abonnements ont est en droit d’attendre une solution qui fonctionne parfaitement ! Ce n’est pourtant pas le cas. Essayez de synchroniser un smartphone android avec un ordi Mac ou un iPhone avec un Windows : photos, musiques et vidéos. Et sans passer par un service web… Les solutions techniques existent, les protocoles sont ouverts, pourtant chaque constructeur enferme leurs utilisateurs sous des prétextes fallacieux de sécurité.

Conclusion : j’utilise GNU/Linux ubuntu au quotidien est j’en suis satisfait. Si quelque chose ne fonctionne pas, n’ayant rien payé, je n’ai d’autre choix que d’accepter, de chercher de l’aide auprès de la communauté ou de coder moi même la solution !
Mais je vous rassure : l’utilisation quotidienne d’une distribution GNU/Linux ubuntu par mme MICHU, pour faire du traitement de textes (Word), des mails et de l’internet, fonctionnera parfaitement !

Répertoire par défaut de l’explorateur de fichiers

Lorsque je lance (j’ouvre, je démarre) mon gestionnaire de fichiers, ce dernier s’ouvre sur mon /home (Dossier personnel, la maison). Ce qui a le don de m’agacer un tantinet puisque je stocke mes fichiers très temporaires sur le bureau ou les fichiers temporaires dans le répertoire Téléchargements. Aussi je souhaite qu’il ouvre ce dernier dossier.

J’ai de la chance : sur GNU/Linux TOUT est personnalisable. Sous ubuntu, l’explorateur est Nautilus, mais ça fonctionne aussi pour Thunar, Nemo, Caja… Voici la recette.

1) copier le fichier /usr/share/applications/org.gnome.Nautilus.desktop vers ~/.local/share/applications/

2) Éditer cette nouvelle instance en recherchant/remplaçant :
Exec=nautilus –new-window %U
par :
Exec=nautilus /home/TONNOMDELOGIN/Téléchargements –new-window

PS : et si tu ne connais pas ton login, lance un terminal et rentre la commande whoami

Et voilà !
😄

Gestionnaire de fichiers

Si tu es comme moi à gérer de nombreux fichiers : classer, renommer, déplacer, compresser, copier sur FTP ou SSH… J’ai l’outil idéal : le gestionnaire de fichiers à panneaux multiples.
Il te permet de tout faire sans te perdre dans la myriade de fenêtres ouvertes tout en utilisant des raccourcis clavier. Ton flux de travail gagnera en efficacité.
mc.jpgAu début état la ligne de commandes : cp source destination ; mkdir dossier… Ensuite apparu Norton Commander sous Windows ou Midnight Commander sous Linux

De nos jours sous Windows on aura l’embarras du choix : Double Commander, Total Commander… La liste est longue.

Avec macOS (OSX) le Finder fait le minimum syndical ; et quant il s’agit de se connecter à un serveur AFP, SMB, FTP, AD… Ça devient… Délicat. On privilégiera Commander One, PathFinder, Qspace (jusqu’à 4 panneaux) ou la Rolls des gestionnaires de fichiers : ForkLift. Ce dernier est juste parfait car tout se pilote au clavier et il gère bien des protocoles réseaux. La vitesse de travail est incroyable !

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Sous Linux, suivant la distribution choisie on peut nativement obtenir un gestionnaire de fichier à double panneaux. Comme avec Caja de ubuntu Mate ou l’excellent Thunar de Xubuntu. C’est d’ailleurs Thunar que j’utilise quotidiennement. Il est possible de personnaliser ses propres raccourcis clavier, comme bien d’autres, il gère le FTP/SSH, le renomage par lots, lit les métadonnées (tag ou étiquette) ID3.

thunar.webp

Vocabularismes

dico.jpg

< MODE VIEUX CON ON >

Ce billet s’adresse avant tout à des personnes d’un âge respectable. Que les plus jeunes ne m’en veuillent pas : chacun ses références et ses modes.

Il est donc question de vocabulaire et de langage. Une langue vivante telle que le français évolue au grès des époques : nous ne parlons plus en « vieux françois » ; le langage s’adapte au grès des usages, ceux ci étant influencés par différentes modes et cultures.

En regardant de plus près on peut se faire une idée de l’époque et de l’état d’esprit des personnes qui l’utilise.

Voici une liste de mots et d’expressions entendues ces dernières années qui me font réfléchir quant à leur sens profond ou leur portée sociale.

Commençons par s’interroger sur le langage des scientifiques, qui sont des personnes à priori sérieuses : les météorologues. Ils ont fait de grandes études et utilisent des super calculateurs valant très cher.
Donc ses personnes parlent de goutte froide, de dôme de chaleur ou de bombe météorologique.
Qu’est-ce que cette surenchère de superlatifs ?
Pourquoi ne pas évoquer simplement un épisode glacial, de grande chaleur ou un phénomène météo de grande intensité…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin d’images simples ?
Lorsqu’ils parlent d’une étude faite sur un échantillon de personnes prises au hasard, ils n’ont rien trouvé de mieux que de dire qu’ils ont fait une étude randomisée (de l’anglais random). Aléatoire, c’était pas bien ?

Continuons par une autre profession : les journalistes. Ces personnes dont le métier et de transmettre des informations, parfois même par écrit, pourraient nous faire croire qu’elles maîtrisent notre langue, c’est la base pour ce métier. Que nenni, il n’en est rien. Et c’est même le contraire : ils inventent carrément des mots !
Vous avez peut-être déjà lu une phrase du type : « un accident a impliqué un scootériste et un piéton ».
Un cycliste d’accord, mais un scootériste ?!?? C’est vrai que c’est plus court que conducteur de scooter ou un cyclomotoriste…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots courts ?

Toujours chez nos amis journaleux, qui parfois doivent citer leurs sources. À ce propos, ils diront que leur publication est : « sourcée ». Quel est le but ici ? Pourquoi ne pas simplement dire que les sources de l’article ont être vérifiées ?
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots courts ?

Parlons d’une caste de personnes que j’affectionne particulièrement : les politiques et autres responsables d’institutions. Ce sont généralement des cadors dans leur genre. À croire que ces personnes, issues de grandes écoles, reçoivent leur formation uniquement dans le but d’enrichir la langue française de leurs créations !
Début Octobre 2025, l’université de Rennes 2 crée un diplôme de « pair-aidance et savoirs expérientiels ». Tout un programme ! Les mots me manquent…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots compliqués ?
Source : Le Télégramme

Poursuivons ce tour d’horizon linguistique avec le parlé des jeunes. L’autre jour, l’un d’entre eux me dit : « il fait chaud, genre c’est l’été ; du coup je me suis pimpé (ndlr : du verbe to pimp, prononcez : pimmepé) et je m’affiche au café ». Traduction : il fait chaud comme en été, je me suis maquillé (car : oui, en 2025, même les garçons se maquillent désormais) et je me suis installé en terrasse où tout le monde m’a vu.


ducoup.jpg

Autre exemple. « L’autrice nous parle d’un groupe de personnes ; iels sont flexitarien·nne·s et demisexuel·le·s. » Là ont atteins des sommets ! Déjà, qu’est-ce qu’un flexitarien ? Un mélange de carnivore et végétarien ; donc un omnivore ! Pourquoi faire compliqué ? Pourquoi réinventer la roue ? Ici on remarquera un travers de notre société actuelle : l’individualisation dans le groupe. Notion contradictoire mais très en vogue. D’ailleurs c’est la même chose chez les militants lesbienne-gay-bi-trans. À une époque ces personnes se réclamaient de la mouvance LGBT, puis peu à peu chacun a voulu y ajouter son particularisme. Aujourd’hui on parle de communauté LIBTQI+. Tant qu’à faire : ajoutons toutes les lettres de l’alphabet et personne ne sera oublié !

D’un point de vue psychanalyse de comptoir, j’aurais tendance à penser que c’est du narcissisme ; dans une société qui lisse les individualités et les singularités.

Le monde de l’entreprise n’échappe pas à cette dérive ; mais en version anglophone décomplexée, voire exacerbée ; et c’est pas mieux. Les managers parlent de reporting, dashboard, confcall, secure, scalabilité… J’en ai les oreilles qui saignent !

Enfin, terminons par une note plus positive et bien appropriée en ce moment. Le monde évolue, de nouvelles choses sont inventées, ainsi il faut créer de nouveaux mots, en recyclant d’anciens ou en empruntant à une autre culture. Par exemple, lorsque qu’on utilise une intelligence artificielle (AI), on écrit des phrases dans une boîte de dialogue.
prompt.gifCette dernière s’appelle : « le prompt » ; et par extension : l’historique des phrases pour affiner sa requête. Le pendant français est : « l’invite de commandes », mais ça fait trop programmation informatique.
À l’origine, dans les années 70, le prompt désignait la zone d’entrée de texte dans un programme d’IRC. Et pour être tout à fait exact, avant même ça, il désignait le curseur clignotant en forme de bloc dans un terminal ou une console.

Après tout ça… Comprenne qui pourra ! À ce jeux de chaises musicale, heureusement que le nom des académiciens est inscrit sur leur fauteuil ; car ils doivent faire des bons dessus ! D’ailleurs, je vous donne la définition du mot prompt telle que décrite dans le dictionnaire de l’Académie Française… :-D
D’un point de vue sociétal, à vouloir angliciser notre communication et à force de privilégier les mots de moins de trois syllabes ; je crains que notre riche langue française se cantonne aux actes de l’administration.

Et pendant ce temps la, les profs font l’école en forêt ou dans un pré.

# la mode, ça passe et ça trépasse

< / MODE VIEUX CON OFF >